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Abattage rituel en Islam

  Abattage Rituel – Halal

L’abattage rituel d’un animal destiné à la consommation des musulmans est avant tout un acte d’adoration.

Le sacrificateur rituel doit pratiquer le sacrifice en prononçant « Bismi-Llâh, Allah Akbar », « Au nom d’Allah, Allah est le plus Grand ». « Mangez donc de ce sur quoi on a prononcé le nom d’Allah si vous êtes croyants en Ses versets (le Coran). » Sourate 6 « Les Bestiaux », verset 118

Le sacrificateur rituel doit prêter une attention toute particulière au matériel utilisé pour le sacrifice, son couteau doit être parfaitement affûté et tranchant.

Le Prophète  Znalezione obrazy dla zapytania sallallahu alayhi  a dit : « Dieu a prescrit l’excellence en toute chose. Aussi, quand vous vous apprêtez à tuer, faites-le comme il faut (c’est-à-dire sans cruauté) ; quand vous immolez une bête, faites de même. Affûtez bien votre lame et traitez l’animal avec ménagement. » Mouslim.

« À chaque communauté, Nous avons assigné un rite sacrificiel, afin qu’ils prononcent le nom d’Allah sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée. Votre Dieu est certes un Dieu unique. Soumettez- vous donc à Lui. Et fais bonne annonce à ceux qui s’humilient. » Sourate 22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), Verset 34

« Nous vous avons désigné les chameaux (et les vaches) bien portants pour certains rites établis par Allah. Il y a en eux pour vous un bien. Prononcez donc sur eux le nom d’Allah, quand ils ont eu la patte attachée, (prêts à être immolés). Puis, lorsqu’ ils gisent sur le flanc, mangez- en, et nourrissez- en le besogneux discret et le mendiant. Ainsi Nous vous les avons assujettis afin que vous soyez reconnaissants. »

Sourate 22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), Verset 36

Le sacrifice rituel est l’acte d’abattage rituel d’un animal licite (halal) et sain (taib). Le sacrifice est manuel.

Il doit se faire pour Dieu Le Tout Puissant Allah avec une intention saine.

Le sacrifice rituel est une adoration de Dieu, ainsi il ne peut être nullement remplacé par une machine à couteau mécanique.

L’abattage rituel doit être fait d’une façon correcte, il consiste à égorger les petites bêtes (l’ovin, la volaille ou le bovin), c’est à dire trancher d’un seul coup de couteau, à l’endroit au dessous du larynx, la gorge, l’œsophage et les gros vaisseaux. Le larynx doit obligatoirement rester du côté de la tête.

Le sacrifice rituel est une méthode d’abattage prescrite par la loi islamique. Elle est pratiqué par une incision profonde et rapide avec un couteau effilé sur la gorge, de manière à couper les veines jugulaires et les artères carotides, cela rapidement, mais en laissant la moelle épinière, afin que les convulsions en améliorent le drainage. Le but de cette technique est de drainer plus facilement le sang du corps de l’animal, afin que la viande soit “plus hygiénique”. Le sang doit être vidé de l’animal. Dans le cas ou les carotides se bouchent (phénomène physiologique de vasoconstriction), le sacrificateur rituel opère par une incision du bout de ces carotides afin de libérer le sang.

Après l’égorgement il est interdit de pratiquer la moindre incision ou de couper une partie de l’animal avant la déclaration total de la mort de ce dernier (le réflexe rétinien est le seul moyen signifiant de cette mort).

  

Il est interdit de tuer un animal d’une façon cruelle ou juste pour le plaisir. La seule raison étant la nécessité de se nourrir, avec la permission d’Allah Le Tout Puissant, et donc en suivant un rituel particulier et bienveillant pour l’animal. L’animal a le droit à une mort avec dignité et respect.

L’islam a établi des règles sur l’abattage des animaux. L’islam insiste beaucoup sur la manière de sacrifier les bêtes, qui doit être la moins douloureuse possible pour elles.

L’instrument servant à égorger ne doit jamais être affûté devant l’animal, et jamais une bête ne doit être égorgée devant ses congénères. Jamais, avant la venue de l’islam, le monde n’avait été témoin d’autant de souci pour le bien-être des animaux.

Un sacrifice ou abattage rituel est parfait lorsqu’il réunit les points suivants :

1. Le sacrificateur

Il doit être de préférence un homme et impérativement musulman pratiquant, pubère, sensé et connaisseur du rituel d’abattage.

– pratiquant : le sacrificateur doit faire les cinq (5) prières quotidiennes.
– pubère : un enfant ne doit pas pratiquer le sacrifice.
– sensé : l’animal sacrifié par un fou, un ivrogne, un drogué, un enfant en bas âge (impubère) ou par toute             personne ayant une défaillance des facultés mentales n’est pas licite.
– connaisseur du rituel d’abattage : de toute évidence, il doit être agréé et habilité à exercer le sacrifice.
– le sacrificateur doit présenter une hygiène corporelle et vestimentaire parfaite. Il doit être revêtu                           conformément aux règles sanitaires.

2. Le matériel du sacrifice

– l’animal à sacrifier doit être piégé dans un dispositif adapté à son espèce.
– le piège doit être amovible sans bruit et facile à utiliser pour éviter de stresser l’animal.
– la volaille à sacrifier peut être suspendue par les pieds sur une chaîne d’abattage.
– la volaille lourde et turbulente est piégée dans un dispositif adapté à son espèce afin d’éviter le stress, la           souffrance et les cassures d’ailes.
– le sacrifice doit se faire à l’aide d’un couteau rigide et résistant à la corrosion.
– le couteau du sacrifice doit être préalablement nettoyé et très bien aiguisé. Ces conditions doivent être               répétées à chaque sacrifice d’animal afin d’éviter la souffrance.
– le couteau du sacrifice ne peut servir ailleurs et vice-versa.
– la salle d’abattage doit être muni d’un ou de plusieurs machines d’aiguisement des couteaux et d’un jeu             suffisant de couteaux bien aiguisés.

3. L’animal

– tout animal destiné au sacrifice rituel doit subir un examen ante-mortem par les services vétérinaires.
– les animaux cliniquement morts, agonisant ou mordus par un fauve, les animaux atteints de maladie                   transmissible à l’homme (zoonose) et les animaux fiévreux ne sont pas sacrifiés.
– les animaux fatigués ou excités par le stress du transport à l’homme doivent être mis au repos avant                 l’abattage.
– ne jamais sacrifier un animal devant un autre qui le regarde et ne pas montrer le couteau à l’animal avant         son sacrifice, afin d’éviter tous stress visuel avant l’abattage rituel.
– vu la turbulence de la volaille avant son accrochage sur la chaîne, il est strictement interdit de la secouer           ou de la taper contre un support pour l’immobiliser.
– n’exercer aucune brutalité à l’encontre de l’animal et ne pas le stresser avant le sacrifice.                                       Le bon traitement des animaux est de règle.

4. Le sacrifice des bovins

Les abattoirs des bovins en Pologne ont toujours été équipés d’un système de contention permettant d’immobiliser l’animal avant son sacrifice rituel.

a) Hygiène de l’abattage rituel

Le sacrificateur doit présenter une hygiène corporelle et vestimentaire parfaite conformément aux règles sanitaires. L’hygiène alimentaire en Islam commence par une saignée de l’animal sans étourdissement et sans stress préalable afin d’évacuer la totalité du sang (le sang est impur, il est le vecteur de germes en phase d’incubation d’une maladie).

b) Geste du sacrifice rituel

L’animal doit être en contention dans un piège approprié à son espèce. Il est recommandé au sacrificateur d’orienter l’animal vers la Qibla (direction de la Mecque). Le sacrificateur doit être en état de pureté (tahir : grande ablution). Il lui est souhaitable de faire la petite ablution (woudhou). Le sacrificateur, après avoir formulé l’intention de faire le sacrifice, doit prononcer le nom d’Allah Le Tout Puissant et dire :

« Bismillah, Allahou Akbar » (Au nom d’Allah, Allah est le Plus Grand).

Le sacrifice se fait en égorgeant l’animal d’un ou de deux gestes de coup de couteau (un aller-retour du couteau) sans étourdissement préalable selon les paramètres européens.

L’égorgement consiste à couper simultanément la trachée au dessous du larynx et de part et d’autre la totalité de la carotide et de la jugulaire. L’animal est laissé dans le piège après le sacrifice le temps de se vider de son sang. Après avoir cessé de se débattre, l’animal est lâché par terre et aussitôt suspendu pour un vide complet de son sang. La souffrance qui est liée à la sensibilité se limite uniquement au moment du passage du couteau sur la peau. Les contractions (tétanisation) des extrémités constatées après le saignement ne sont pas le signe d’une souffrance mais plutôt le réflexe nerveux et naturel dû à un manque d’irrigation ainsi d’oxygénation du cerveau. Cette tétanisation contribue à l’expulsion d’un maximum de sang vers l’extérieur. Il est formellement interdit de procéder à des coupes sur l’animal (exemple : couper les pattes ou la tête) avant sa mort totale.

c) Hygiène après l’abattage rituel

Après le dépouillement, l’éviscération doit être effectuée rapidement et sans attente, afin d’éviter le passage de germes intestinaux dans les tissus profonds et de les contaminer après la mort de l’animal suite à la disparition de la barrière intestinale (défense naturelle).
Les viandes et les récipients qui les contiennent ne doivent pas entrer en contact direct avec le sol.

Le responsable de l’établissement et l’inspection sanitaire sont tenus de faire procéder à un contrôle régulier de l’hygiène générale et des contrôles microbiologiques des produits halal et du matériel utilisé « surface de contact ».
L’établissement doit être en mesure de porter à la connaissance de l’organisme de contrôle, la nature, la périodicité et le résultat des contrôles microbiologiques.      

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